Éthique

Chaque création est unique ou produite en petite série (numérotée et estampillée).

Chaque pièce peut être fabriquée sur mesure, pour s’adapter au mieux aux dimensions de votre intérieur et de vos envies.

Les formes — toujours particulières — stimuleront votre imagination et seront propices à la détente dans vos pièces à vivre – avec des assemblages visibles ou invisibles, des éléments escamotables et des tiroirs secrets, des bois aux couleurs contrastées assemblés les uns aux autres, des lignes vivantes que des touches de cuivre, de zinc ou de cuir viendront souligner par endroits.

L’atelier Jérémy Marty réalisera pour vous les meubles et agencements dont vous rêver !

 

Le choix du bois requiert le plus grand soin. Toutes les productions de l’atelier sont fabriquées à partir de bois d’essences locales : noyer, hêtre, frêne, chêne, merisier, mélèze, sapin… ou plus spécifiques à certains terroirs : l’érable pommé (plaines) ou le pin cembro (haute montagne) toujours en provenance des régions environnantes. Le partenariat avec les métiers voisins, bucheron·e·s, scieries, etc. permet au métier de retrouver une dimension locale, sans laquelle sa pratique perdrait tout son sens. Cette démarche est indispensable tant comme gage de qualité des matières employées que geste de lutte en faveur d’une gestion pérenne et intelligente des ressources. Si la production industrielle propose des prix de vente moins élevés, c’est au détriment de conditions de travail vivables, en dégradant l’environnement et en faisant l’économie des matériaux nécessaires à des constructions qui soient à l’épreuve du temps.

 

Art et Artisanat

« Liberté à l’idéal individuel de résoudre à sa façon, à ses risques, le problème complexe du beau dans l’utile sans exclure de ses solutions, la logique » Émile Gallé.

L’ébénisterie est une facette de l’artisanat d’art, constituée d’un ensemble de techniques visant à concevoir et réaliser des pièces de mobilier d’exception. Ces meubles en effet exceptionnels sont très souvent des pièces uniques. Commandée ou non, chaque réalisation est une œuvre en soi, et le soin apporté à sa réalisation — de la conception aux finitions — place ce métier hors des préoccupations de fabrication en grande série du monde industriel.

Tout concourt — dans notre société — à faire du mobilier un décor éphémère et jetable. Si les modes de fabrication industriels peuvent réduire les coûts de production, c’est au prix de la santé des travailleurs et travailleuses, de l’appauvrissement de la diversité esthétique et de la perte des connaissances et références traditionnelles.

En brisant le métier d’ébéniste, on a dégradé l’ouvrier en ne conservant qu’une « élite », au sommet de la chaine de production, à laquelle on a conféré le statut galvaudé d’expert. Cependant, les idées ne valent rien sans la main qui les exécute et les transforme ; la culture artistique doit être à la hauteur des connaissances techniques et pratiques ; la formation doit être intégrale pour une exécution intelligente qui relie les deux exigences. Cette complémentarité doit être pour permettre à l’ébénisterie d’exister.

La redéfinition du métier dans de nouvelles acceptions ouvre la porte à la perte de l’identité d’ébéniste alors qu’elle devrait ouvrir la voie à l’ébénisterie contemporaine.

Artisan-créateur, ébéniste restaurateur et autres épithètes amènent à une infinité de nouveaux métiers imbriqués dans l’idée d’ébénisterie.

Apprentissage et transmission

L’ébénisterie requiert différents savoirs-faire et la réalisation d’une pièce prend un certain temps.

Partager et transmettre ce savoir-faire nécessite une grande disponibilité. C’est une des facettes du métier que d’en permettre la transmission et l’évolution. Il faut alors apprendre à ne pas savoir, autant pour l’apprenant·e que pour la personne qui transmet, et construire un espace ou l’échange sera profitable à tou·te·s.

Bien que nécessitant une approche intellectuelle des savoirs-faire, l’apprentissage dépend surtout du temps passé à effectuer des tâches souvent répétitives, pour que chaque corps puisse trouver le geste qui lui sera juste, permettant l’exécution parfaite.

L’ébéniste doit mettre en exergue l’imagination, le raisonnement et le bon sens. Pour cela, le dessin est la clef de voute de nos métiers, langage indispensable pour comprendre et être compris.

La base du travail manuel est indispensable pour tout artiste ; c’est la source de création de ses formes. La formation professionnelle devrait permettre de replacer l’artisan·e à l’origine du processus. Un monde de consommation immédiate qui ne laisse la place qu’à des formations rapides et perpétue une production jetable, appauvrit le contenu des enseignements des métiers artisanaux au profit de formations visant à former des ouvrier·e·s interchangeables pour l’industrie, tout en nous enfonçant plus encore dans un monde de classes.

L’ébénisterie dépend d’un apprentissage complet et solide, permettant une prise en charge de la conception à la fabrication, et non la seule lecture de schémas-type pour assembler ce qu’une personne plus « haut placée » aura dessiné sans connaissance des matériaux.

Obtenir une vision globale d’un processus de fabrication nécessite un enseignement simultané des pratiques et des applications décoratives, théorie et pratique rassemblées, pour une vue d’ensemble complète.